Coopération

La coopération française au Honduras se concentre sur l’éducation, la formation professionnelle, la coopération académique, l’appui à la culture, la promotion du débat d’idée et de la francophonie.

Le C2D éducation

La France a signé en 2017 une convention de coopération avec le ministère des Finances au Honduras, afin de dédier les 2,1 millions de fonds restants du Contrat de Désendettement et de Développement (C2D, montant initial de 10,1 millions d’euros) à l’exécution d’un projet d’appui à la réforme du baccalauréat technique dans le champ du tourisme. L’opérateur de ce projet est le Centre International d’Etudes Pédagogiques (CIEP).

En savoir plus sur le C2D éducation

Offrir à la jeunesse des opportunités professionnelles est un défi majeur pour un pays jeune comme le Honduras (d’après les chiffre de 2014, plus de 42% de la population a moins de 18 ans, 56% moins de 24 ans et le taux de croissance démographique est de 1,9%), qui fait face à des problématique de sous-emploi, délinquance juvénile, pauvreté et migration. Et ce dans un contexte où le secteur de l’éducation technique reste très faible et largement déconnecté des exigences de formation du monde professionnel.

Fort de ces constats, le projet a été développé depuis 2016 de manière concertée avec les autorités hondurienne, en accord avec le Plan Stratégique pour l’Education 2018-2030 (PESE) et dans la lignée des ambitions du plan 20/20 pour le développement économique, dans lequel le tourisme occupe une place prépondérante.

Le projet a pour objectif de promouvoir des politiques de réforme et modernisation de la formation technico-professionnelle dans le secteur du tourisme, afin d’offrir à la jeunesse hondurienne des opportunités d’insertion dans le marché du travail, et garantir en retour aux entreprises l’accès à un réservoir de personnel formé. Il se concentre sur la formation offerte dans le cadre du baccalauréat technique hondurien.

Le projet s’organise autour de trois composantes principales :

La composante 1 : Améliorer la qualité des formations techniques non universitaires dans le secteur du tourisme, en adéquation avec les besoins du tissu économique
  • Créer une offre de cours spécialisés dans les différents champs professionnels liés au tourisme, avec un accent sur la formation en cuisine, hôtellerie, gestion ;
  • Définir un programme pédagogique adapté aux exigences du secteur privé, intégrant une période d’alternance, afin de garantir l’employabilité des étudiants ;
  • Établir des alliances stratégiques avec des entreprises du secteur privé, qui pourraient offrir un accompagnement au SEDUC, en matière de formation mais aussi d’évaluation des compétences des élèves diplômés des centres pilotes. Cette expérience de coopération avec le secteur privé pourra être répliquée dans d’autres champs techniques que le tourisme.
  • Établir des relations avec les universités afin qu’elles contribuent à la création d’un programme pédagogique pour la formation des formateurs des centres éducatifs dispensant baccalauréat technique en tourisme, ainsi que les certifications associées à ces compétences (Diplôme supérieur de formateur de formateur).
  • Promouvoir l’apprentissage du français dans le milieu du tourisme, afin de bénéficier de la demande touristique du monde francophone et intégrer des enseignants de français sous contrat avec les instituts pilotes.
La composante 2 : Moderniser les installations d’au moins deux instituts publics afin qu’ils deviennent des centres de formation pilote d’excellence au niveau du bac technique dans le secteur du tourisme
  • Renforcer au moins deux instituts publics pour en faire des centres pilotes, en construisant et équipant des modules d’apprentissage selon des standards européens ;
  • Renforcer les compétences techniques des formateurs des instituts pilotes et développer un plan de formation continu au niveau régional ;
  • Créer des centres de ressources informatiques dans les centres pilotes afin de développer l’usage des technologies de l’information et de la communication, outils nécessaires dans un secteur lié au marché mondial ;
  • Moderniser la gestion financière des centres pilotes, créer des outils de pilotage orienté par le résultat ;
  • Moderniser l’ingénierie pédagogique des centres pilotes ;
  • Encourager la formation technique et l’insertion professionnelles des femmes

Les instituts pré-identifiés sont situés dans deux régions stratégiques pour le développement du tourisme hondurien et dans la capitale :

  • Tela, l’une des principales villes de la côte caraïbe, ancienne capitale de l’exploitation bananière, qui constitue un centre de tourisme balnéaire et de croisade maritime.
  • San Pedro Sula, capital économique du Honduras, où se développe une importante offre de tourisme d’affaire et de congrès, avec des besoins de compétence spécifiques.
  • L’Institut national de recherche et de capacitation professionnelle (INICE) à Tegucigalpa pour assurer la formation continue des formateurs de formateurs et des enseignants.

Les actions menées au titre de la composante 2 dans les centres pilotes prendront dans la mesure du possible une dimension régionale : les activités menées avec l’appui d’experts français pourront notamment bénéficier à d’autres instituts publics de la région (formation d’enseignants, ateliers). Les centres pilotes devront prendre en compte dans leur modèle économique leur dimension régionale, la location des infrastructures pourra constituer une source de revenus.

La composante 3 : Améliorer la gestion et le pilotage de l’Éducation Technique non Universitaire au niveau du Ministère
  • Renforcer les compétences des directions du SEDUC impliquées dans la mise en œuvre du projet afin de préparer sa réplication à plus grande échelle et dans d’autres secteurs, et d’améliorer les capacités de gestion et pilotage de l’éducation technique au niveau national.
  • Créer un système de certification des compétences dans le secteur du tourisme qui servira de modèle dans d’autres secteurs.
  • Établir un cadre juridique avec le Secrétariat du Travail et de la Sécurité Sociale, afin de développer l’apprentissage par alternance et de formaliser l’emploi et la rémunération des étudiants dans les entreprises partenaires des instituts ;
  • Promouvoir la création au sein du SEDUC d’une unité dédiée à l’éducation technique, attachée au sous-secrétariat aux Affaires Pédagogiques, afin de doter le secteur d’une capacité de pilotages stratégique

Coopération universitaire

La coopération universitaire se déploie à travers l’Institut Français d’ Amérique centrale (IFAC), basé au Costa Rica et qui décline ses programmes dans chacun des pays de la région, en partenariat avec le service de coopération de l’ambassade.
La coopération universitaire s’articule aujourd’hui autour d’un ensemble de programmes de mobilité académique, destinés à appuyer et renforcer le capital humain des pays partenaires, mais aussi d’échanges académiques et culturels.
Les principaux programmes de mobilité, dont les appels d’offre sont en ligne, sont les suivants :

  • Programme de mobilité scientifique,
  • Bourses pour les étudiants en master et doctorat désireux d’étudier en France,
  • Master à distance en Français Langue Etrangère

Chaque année, l’ambassade est également partenaire de colloques universitaires de haut niveau, dont elle coordonne l’organisation avec les départements partenaires des universités honduriennes.

Le programme d’assistant de langue espagnol en France

Le recrutement des assistants de langue en France est ouvert chaque année en septembre aux étudiants universitaires honduriens ou professeurs de français de moins de 30 ans.

L’objectif du programme est de permettre aux assistants de se familiariser avec la langue et la culture française, tout en apportant aux étudiants des collèges et lycée l’authenticité de leur culture et leur rapport à la langue espagnole. Les assistants de langue signent un contrat de huit mois avec le ministère de l’Education nationale et de la Jeunesse et sont affectées dans des académies, selon leurs vœux et les disponibilités. Ils travaillent 12 heures par semaine et peuvent consacrer le reste de leur temps à étudier ou approfondir leur cursus en français.

Le programme est ouvert aux candidats honduriens de 20 à 30 ans, qui sont encore étudiants (toutes filières) ou professeurs de français en activités. Les candidats doivent avoir un niveau de français équivalent au B1 au moment de candidater.

Coopération linguistique et culturelle et promotion de la francophonie

L’ambassade accompagne le travail des Alliances françaises de San Pedro Sula et Tegucigalpa, lieux d’excellence en matière d’enseignement du français et centres culturels parmi les plus dynamiques du pays. Les alliances sont habilitées à délivrer des diplômes nationaux en français.

Sur le même sujet

Dernière mise à jour le : 24 janvier 2019
Retour en haut