Participation hondurienne à l’édition 2015 de LabCitoyen

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Bonjour Fabian, tu as représenté le Honduras lors de l’édition 2015 du programme LabCitoyen à Paris. Peux-tu nous parler de ton parcours et des raisons qui t’ont amené à participer à ce programme ?

Bonjour ! Je devrais commencer par vous raconter que j’ai appris le français quand j’avais 10 ans à l’Alliance Française de La Ceiba, la ville où j’habite. Je l’ai étudié pendant trois ans. Cette année, au mois d’avril, j’ai obtenu mon diplôme de Droit à UNITEC. L’année dernière, j’ai eu l’opportunité de travailler comme professeur de Droits Humains dans un programme dirigé par l’Universidad Tecnológica Centroamericana (UNITEC) et l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID). C’était un programme très intéressant parce que l’on a travaillé avec des gens qui n’avaient pas l’opportunité de se préparer académiquement et ce programme couvrait cette nécessité. Alors, quand j’ai lu l’appel du LabCitoyen, j’ai décidé immédiatement de participer au concours parce que je voulais apprendre des nouvelles choses et partager les connaissances obtenues à mon retour, car j’ai aimé toujours partager mes connaissances avec les autres.

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Fabian

Le programme LabCitoyen concerne les droits de l’homme et il a traité cette année de la problématique des « Droits de l’homme face aux défis environnementaux » : peux-tu nous décrire comment s’est déroulé cette édition ?

C’était un programme formatif et participatif à la même fois. Nous avons eu l’opportunité de participer aux conférences avec des intervenants qui étaient vraiment liés aux questions environnementales : des véritables experts. Je voudrais remarquer deux choses. Comme avocat, j’étais très intéressé et j’ai aimé beaucoup la séance thématique sur le cadre juridique international et les engagements nationaux. Et je voudrais dire que je suis particulièrement fier de la participation de mes collègues et surtout de mes collègues centroaméricains. Chapeau Andrea, Karla, Diego, Christopher et Elizabeth !

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Les participants centraméricains

Selon toi, quels sont les principaux enseignements que tu retires de ta participation au LabCitoyen 2015 ?

D’abord, l’opportunité de partager et travailler avec 80 jeunes venus du quatre coins du monde et pouvoir m’exprimer avec eux en utilisant cette belle langue que j’aime beaucoup et qui nous a réunis à Paris. En plus, grâce aux interventions d’autres participants du LabCitoyen, j’ai pu connaître la situation dramatique chez eux et qui font face aux conséquences du changement climatique. Aussi, je voudrais dire que le plus important que j’ai appris après ma participation au LabCitoyen c’est que je suis plus que jamais convaincu qu’il faut partager, il faut s’impliquer et il faut agir.

Le Honduras est un des pays du monde le plus vulnérable face au changement climatique, de quelle manière les discussions menées à Paris t’ont fait penser à la situation hondurienne ?

En effet, Honduras souffre aujourd’hui des conséquences du changement climatique : nos montagnes et côtes sont exposées aux ouragans et inondations dans l’époque pluvieuse et aux sécheresses extrêmes dans l’été. Les agriculteurs on a déjà commencé à migrer à cause des feux de forêt. Alors on peut parler maintenant de migration climatique au Honduras. Et aussi, la canicule est plus forte maintenant donc on consomme plus d’énergie électrique que le pays ne peut pas fournir et comme conséquence nous avons dans quelques régions du pays (comme la mienne) des interruptions d’électricité presque tous les jours. Alors, après avoir participé au LabCitoyen et comprendre mieux la situation actuelle pas seulement au Honduras mais dans autres parties du monde, j’espère que les pays puissent réussir d’arriver à un accord à la COP21.

Tous les pays du monde se retrouveront à Paris en décembre pour la XXI° conférence sur le climat (COP21). Selon toi, quel rôle aura à jouer le Honduras au cours de ce sommet ?

Le rôle à jouer ne correspond pas seulement au Honduras. On doit jouer un rôle tous ensemble, comme région. L’Amérique Centrale, le Caraïbe, l’Amérique du Sud... Il faudra présenter des propositions par rapport à notre expérience avec le changement climatique qui, probablement, n’est pas la même expérience que dans les pays développés. Il faut exiger aux pays développés un véritable engagement à réduire les émissions de gaz à effets de serre. Les experts disent que le COP21 est la dernière opportunité de le faire.

JE VEUX FÉLICITER LA FRANCE POUR CETTE INITIATIVE. UN GROS MERCI À L’INSTITUT FRANÇAIS DE L’AMÉRIQUE CENTRALE, LA MAISON DES CULTURES DU MONDE ET À L’AMBASSADE DE FRANCE AU HONDURAS POUR CETTE MERVEILLEUSE OPPORTUNITÉ.

Découvrez le reportage réalisé par les participants de l’édition 2015 !

Dernière modification : 08/09/2015

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