Protection des Français résidents ou de passage au Honduras

Pour votre sécurité, il est important de s’inscrire au Registre des Français établis hors de France tenu par le Consulat de l’Ambassade de France au Guatemala et de signaler tout changement de vos coordonnées. Pour les français de passage, il est fortement recommandé de signaler votre voyage sur le dispositif Ariane du Ministère des Affaires étrangères

Présentation

L’une des fonctions premières d’une Ambassade est de garantir la sécurité de ses ressortissants et, avec la multiplication des risques, celle-ci prend aujourd’hui une importance considérable.

Le Honduras est certes un pays où il est agréable de séjourner mais le niveau d’insécurité y est élevé et les risques de catastrophes naturelles sont réels. Si ignorer les risques est imprudent, dramatiser la situation est inutile. Seuls une prise de conscience raisonnée de cette éventualité, une information correcte et quelques préparatifs simples permettront de faire face avec autant de sang-froid et d’efficacité que possible à une situation de crise.

Tout citoyen français présent au Honduras, qu’il soit résident ou de passage, peut solliciter l’assistance des autorités consulaires françaises. En cas de crise grave, l’aide accordée s’inscrit dans un cadre plus général : le plan de sécurité de la communauté française conçu par les services de l’Ambassade de France au Honduras. Ce plan ne se substitue pas aux consignes et aux mesures de sécurité décidées par les autorités locales, sur lesquelles il doit pouvoir s’appuyer.

Ce mémento vise à vous informer sur l’attitude à observer en situation de crise de manière à assurer votre pleine intégration dans le dispositif du plan de sécurité de la communauté française qui vous est présenté dans ce même fascicule.

Le plan de sécurité de l’Ambassade
L’Ambassade élabore et actualise très régulièrement le plan de sécurité de la communauté française. Celui-ci définit les dispositions devant être prises immédiatement par les personnels de l’Ambassade lors de l’apparition d’une menace. Il prévoit, entre autres, la mise en œuvre d’une éventuelle évacuation.

Ce plan s’appuie sur :

- L’élaboration de mesures adaptées à chaque scénario de crise, notamment en cas de catastrophes naturelles ;
- l’identification d’un ou plusieurs lieux de regroupement et d’évacuation : (Alliances Françaises de Tegucigalpa et San Pedro Sula ainsi que le Lycée Franco Hondurien de Tegucigalpa)
- le découpage du territoire hondurien en îlots (3 ilôts :Tegucigalpa Nord et Sud et celui de San Pedro Sula)
- la désignation de chefs d’îlots et de leurs adjoints, de nationalité française et sur la base du volontariat, qui sont responsables de la sécurité des français situés dans leurs îlots.

- Le rôle du chef d’îlot est de retransmettre les consignes que l’Ambassade leur communique à l’attention de l’ensemble de la communauté française du Honduras en temps de crise ;
- le recensement aussi précis que possible des populations susceptibles d’être concernées (nombre, sexes, âge, lieux de travail et de domicile, lieux de scolarisation enfants, voies d’accès, téléphones, télécopies, adresses électroniques) ;
- l’identification des moyens matériels nécessaires pour procéder à d’éventuelles opérations de regroupement et d’évacuation.

Situation de crise
Les situations de crise peuvent avoir diverses origines au Honduras : une catastrophe naturelle (tremblement de terre, ouragan, éruption, etc), un accident de transport (avion, bus, etc), voire un problème sanitaire (pandémie par exemple). Une typologie des différentes crises a ainsi été élaborée afin de cibler les dispositions à prendre en fonction de chaque situation.

En cas d’évènement grave, une cellule de crise, placée sous la responsabilité de l’Ambassadeur, peut être rapidement mise en place à l’Ambassade avec pour mission :

- d’entrer en contact avec les chefs d’îlot et de recenser les informations concernant l’ensemble des ressortissants français résidant dans la zone sinistrée ou qui s’y seraient trouvés au moment de la crise ;

- de répercuter ces informations à Paris ; d’assurer le contact avec les autorités locales, de contribuer à diffuser leurs consignes ;

- de diffuser des messages gradués en fonction de la gravité des événements à la communauté française ;

- d’effectuer, sur instruction de l’ambassadeur, des missions de reconnaissance ou de secours sur le terrain.

Si la situation l’imposait, une autre cellule de crise serait créée à Paris, au Ministère des Affaires étrangères. En liaison avec l’Ambassade, elle serait chargée de gérer les demandes d’information sur les ressortissants français au Honduras et, le cas échéant, d’organiser les secours depuis la France.

Gestion de crise

Dans la plupart des situations de crise, l’ensemble des mesures prises par l’Ambassade sera diffusé par les chefs d’îlots ou par tout moyen approprié (téléphone, radio, SMS, courriel). En fonction de la gravité des évènements, trois phases sont susceptibles d’être déclenchées :

1. Phase de vigilance : alerte jaune
Dans la plupart des situations de crise, l’attitude à adopter par les français résidents lors du déclenchement de l’alerte jaune sera de rester à votre domicile jusqu’à ce que des consignes vous soient données. Les français de passage seront quant à eux invités à se signaler à l’Ambassade et, si nécessaire, à quitter le pays.

2. Phase de regroupement : alerte orange
Les consignes concernant la façon de réaliser le regroupement seront données au moment où surviendra la crise. Dans tous les cas, il conviendra de n’emporter que le minimum. La période de regroupement peut être d’une durée très variable. Aussi, est-il, là encore, indispensable de respecter strictement les instructions reçues et de se mettre au service des personnels chargés de l’évacuation ;

3. Phase d’évacuation : alerte rouge
L’évacuation peut, le cas échéant, s’effectuer directement vers la France ou comporter une étape intermédiaire dans un pays voisin. Cela suppose quelques précautions telles que, par exemple, n’être encombré que du minimum afin de permettre au plus grand nombre de nos compatriotes d’être évacués le plus rapidement possible.

Affaires nécessaires en cas de crise :

Si des consignes de vigilance vous sont transmises (alerte jaune), il convient d’avoir en permanence chez soi l’équipement suivant :

- un minimum de cinq jours de provisions, incluant un stock d’eau potable (4 litres d’eau potable par personne et par jour) ;
- un équipement de route : documents relatifs au véhicule, jerrican d’essence et d’eau, comprimés pour désinfecter l’eau, produits d’hygiène, trousse de toilette et mouchoirs en papier, couverture de survie, sac de couchage, vêtements (correspondant à la saison) et lunettes de rechange, chaussures confortables ou de montagne, sac à dos, couvertures, petit poste de radio, torche électrique et piles de rechange, insecticide (saisonnier), provisions de bouche prêtes à consommer, carte et plan de la ville de résidence ;
- une trousse médicale de premier secours.

Si vous devez évacuer votre domicile (alerte orange / rouge), il convient de tenir prêt les affaires indiquées ci-dessous afin d’emmener un sac contenant le strict nécessaire :

- passeport en cours de validité et autorisation de séjour dans le pays ;
- carte d’immatriculation consulaire ;
- carnet de vaccination et documents médicaux ;
- documents d’état civil (livret de famille) ;
- carnets de chèque et cartes de crédit ;
- permis de conduire et documents concernant le véhicule ;
- polices d’assurance ;
- tout autre document important ;
- une somme d’argent conséquente (au moins 500 $US en argent liquide).

Six conseils pour se préparer en cas de séisme

Une bonne préparation de l’ensemble des membres de la famille permettra, le moment venu, de faire une analyse lucide de la situation et d’adopter une conduite aussi rationnelle que possible.

1. Discuter en famille sur ce qui doit être fait en cas de séisme. Les points suivants doivent être examinés :
- Quel sont les lieux les plus sûrs de votre domicile ? ;
- Vérifier le sac de premiers soins et déterminez qui le prend en charge ;
- Qui assure l’évacuation des bébés ou des personnes âgées ?
- Décider des responsabilités de chaque membre de la famille ;
- Préparer des cartes d’évacuation et de secours (notamment pour les enfants).

2. Vérifier, dans la mesure du possible, que le logement répond aux normes anti-sismiques et que les murs sont intacts.

3. Dans les zones à risque, fixer solidement les objets et meubles lourds susceptibles de tomber. Eviter de placer des objets lourds sur des étagères.

4. Tenir prêt en permanence un matériel d’urgence et des réserves alimentaires adaptées à la composition de la famille.

5. Repérer à l’avance l’itinéraire le plus sûr pour quitter l’immeuble.

6. Organiser une réunion avec les voisins afin de pouvoir mieux coopérer ensemble en cas de besoin.

Dernière modification : 08/09/2015

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